à propos

Né à Bordeaux en 1987, Guillaume Clément Jacques vit et travaille dans sa ville natale.
Après des études en design de mode, il a accompagné pendant quatorze ans des clients dans l’univers du meuble haut de gamme, à Bordeaux, Los Angeles et Paris.
Aujourd’hui, cette quête entre formes, couleurs et matières, il la poursuit sur la toile.
Il explore une large palette de médiums — encres, pastels gras, acrylique, feutres fins ou larges — qu’il applique sur toile comme sur papier. Cette diversité de matériaux lui permet de moduler les intensités, de jouer avec les transparences, les superpositions et les textures, et d’alterner gestes précis et élans plus spontanés.
Il se définit comme un chercheur, un chimiste artisanal de la peinture, expérimentant des thèmes, des formes et des équilibres, à la recherche de points de contact entre rigueur et intuition.
Une première étape de cette recherche s’est exprimée dans la série mécanique & chromatique, développée en 2024. Il y explore une précision quasi industrielle, où rigueur géométrique et logique chromatique s’articulent dans une dualité maîtrisée. Si cette série appartient désormais à une période achevée de son travail, son vocabulaire graphique réapparaît encore ponctuellement dans certaines de ses productions actuelles.
Cette démarche s’est ensuite incarnée dans la série éclats, proposition instinctive et terrain d’expérimentation du geste, de la lumière, du souffle et de l’espace. Elle se prolonge dans phase aqueuse, où il emprunte à la chimie son vocabulaire et ses principes pour explorer les réactions entre la couleur, la matière et le support.
Aujourd’hui, ces recherches convergent dans jardin bleu, une série où liberté organique et exigence graphique se rencontrent et dialoguent. Des formes, des écritures, des lignes, des transparences, des couleurs vives et des zones plus estompées y cohabitent, se relient ou s’émancipent les unes des autres dans un équilibre toujours mouvant.
Ses œuvres oscillent entre le net et l’estompé, le contrôle et le lâcher-prise, la construction et l’abandon. Dans cette tension permanente, il ne cherche pas une opposition mais un terrain de coexistence, une manière de réconcilier des éléments qui pourraient sembler contradictoires.
Les recherches menées d’une série à l’autre créent progressivement un terrain commun entre ses différents travaux plastiques, jusqu’à provoquer ce qu’il aime appeler un dérapage élégant.
Comme une manière de dire que l’identité — comme la binarité — ne se laisse pas enfermer : elle s’invente dans les ruptures, les écarts et les zones libres.
C’est dans cette logique qu’il choisit d’utiliser l’ensemble de ses trois prénoms — Guillaume, Clément, Jacques — comme signature artistique : un geste d’inclusion de toutes les strates de sa personnalité, de ses contradictions comme de ses complémentarités. Une manière d’assumer une identité plurielle, mouvante, qui refuse la simplification.

